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📘 Question de cours
Réflexion totale et condition d'apparition du phénomène.
Donner la condition limite de réflexion totale. Quelle inégalité doivent vérifier les indices optiques des deux milieux pour qu'il n'y ait jamais de réflexion totale ?
✅ Correction : Avec un schéma comme celui du cours, $i_2 = 90°$ donne $i_{lim} = \asin(n_2/n_1)$, c'est l'angle limite d'incidence avant réflexion totale. Passé cette valeur, la loi de réfraction ne peut être vérifiée puisque $\sin(i_2)$ est borné par 1 et que $n_1\sin(i1) > n_2$ si $i_1>i_{lim}$.
Pour qu'il n'y ait pas de réflexion totale il faut que $n_1\sin(i1) < n_2$ quelque soit la valeur de $i_1$, donc $n_1<n_2$ garantie tous les cas de figure.
Pour qu'il n'y ait pas de réflexion totale il faut que $n_1\sin(i1) < n_2$ quelque soit la valeur de $i_1$, donc $n_1<n_2$ garantie tous les cas de figure.
📝 Exercice 1
Homogénéité d'une formule physique
1. Vérifier l'homogénéité de la relation
$$\varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1$$
où $c$ est la célérité de la lumière dans le vide, $\varepsilon_0$ la permittivité du vide et $\mu_0$ la perméabilité du vide. Les constantes $\varepsilon_0$ et $\mu_0$ s'expriment respectivement en $\mathrm{kg^{-1} \cdot m^{-3} \cdot A^{2} \cdot s^{4}}$ et en $\mathrm{N \cdot A^{-2}}$.
2. La pulsation $\omega$ d'un courant sinusoïdal est homogène à une vitesse angulaire. $L$ est une inductance, $C$ une capacité ; les grandeurs $L\omega$ et $1/(C\omega)$ sont homogènes à une résistance $R$.
a) Montrer que les expressions $L/R$, $RC$ et $\sqrt{LC}$ sont homogènes à des temps.
b) Déterminer la dimension de $R$ en fonction des dimensions fondamentales, sachant que la puissance $P$ dissipée dans un résistor de résistance $R$ parcouru par un courant d'intensité $I$ est donnée par $P = RI^2$.
c) En déduire les équations aux dimensions de $L$ et de $C$.
d) Vérifier l'homogénéité des formules suivantes :
i) $C = \dfrac{L}{R^2+L^2\omega^2}$ ii) $I = C\omega U$ iii) $C = \dfrac{U}{R^2+\left(L\omega - \frac{1}{C\omega}\right)^2}$
$$\varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1$$
où $c$ est la célérité de la lumière dans le vide, $\varepsilon_0$ la permittivité du vide et $\mu_0$ la perméabilité du vide. Les constantes $\varepsilon_0$ et $\mu_0$ s'expriment respectivement en $\mathrm{kg^{-1} \cdot m^{-3} \cdot A^{2} \cdot s^{4}}$ et en $\mathrm{N \cdot A^{-2}}$.
2. La pulsation $\omega$ d'un courant sinusoïdal est homogène à une vitesse angulaire. $L$ est une inductance, $C$ une capacité ; les grandeurs $L\omega$ et $1/(C\omega)$ sont homogènes à une résistance $R$.
a) Montrer que les expressions $L/R$, $RC$ et $\sqrt{LC}$ sont homogènes à des temps.
b) Déterminer la dimension de $R$ en fonction des dimensions fondamentales, sachant que la puissance $P$ dissipée dans un résistor de résistance $R$ parcouru par un courant d'intensité $I$ est donnée par $P = RI^2$.
c) En déduire les équations aux dimensions de $L$ et de $C$.
d) Vérifier l'homogénéité des formules suivantes :
i) $C = \dfrac{L}{R^2+L^2\omega^2}$ ii) $I = C\omega U$ iii) $C = \dfrac{U}{R^2+\left(L\omega - \frac{1}{C\omega}\right)^2}$
💡 Indice : Pour la question 2, il n'est pas nécessaire de connaître la définition d'une inductance ou d'une capacité : les deux informations de l'énoncé, $\mathrm{dim}(L\omega) = \mathrm{dim}(R)$ et $\mathrm{dim}(1/(C\omega)) = \mathrm{dim}(R)$, suffisent à tout exprimer en fonction de $\mathrm{dim}(R)$ et d'un temps.
✅ Correction : 1. En dimensions fondamentales, $\mathrm{dim}(\varepsilon_0) = \mathrm{M^{-1}L^{-3}T^{4}I^{2}}$. Pour $\mu_0$, exprimé en $\mathrm{N \cdot A^{-2}}$, on utilise le fait que le newton est l'unité d'une force, de dimension $\mathrm{MLT^{-2}}$, d'où $\mathrm{dim}(\mu_0) = \mathrm{MLT^{-2}I^{-2}}$. Le produit vaut
$$\mathrm{dim}(\varepsilon_0\mu_0) = \mathrm{M^{-1}L^{-3}T^{4}I^{2}} \times \mathrm{MLT^{-2}I^{-2}} = \mathrm{L^{-2}T^{2}}$$
C'est l'inverse du carré d'une vitesse. En multipliant par $c^2$, de dimension $\mathrm{L^2T^{-2}}$, on obtient bien une grandeur sans dimension : la relation est homogène.
2. a) De $\mathrm{dim}(L\omega) = \mathrm{dim}(R)$ et $\mathrm{dim}(\omega) = \mathrm{T^{-1}}$ on tire $\mathrm{dim}(L) = \mathrm{dim}(R)\,\mathrm{T}$, donc $\mathrm{dim}\left(\dfrac{L}{R}\right) = \mathrm{T}$.
De $\mathrm{dim}\left(\dfrac{1}{C\omega}\right) = \mathrm{dim}(R)$ on tire $\mathrm{dim}(C) = \dfrac{\mathrm{T}}{\mathrm{dim}(R)}$, donc $\mathrm{dim}(RC) = \mathrm{T}$.
Enfin $\mathrm{dim}(LC) = \mathrm{dim}(R)\,\mathrm{T} \times \dfrac{\mathrm{T}}{\mathrm{dim}(R)} = \mathrm{T^2}$, donc $\mathrm{dim}\left(\sqrt{LC}\right) = \mathrm{T}$.
b) De $P = RI^2$ on tire
$$\mathrm{dim}(R) = \frac{\mathrm{dim}(P)}{\mathrm{dim}(I)^2} = \frac{\mathrm{ML^2T^{-3}}}{\mathrm{I^2}} = \mathrm{ML^{2}T^{-3}I^{-2}}$$
c) En reportant dans les résultats de la question a) :
$$\mathrm{dim}(L) = \mathrm{dim}(R)\,\mathrm{T} = \mathrm{ML^{2}T^{-2}I^{-2}} \qquad \mathrm{dim}(C) = \frac{\mathrm{T}}{\mathrm{dim}(R)} = \mathrm{M^{-1}L^{-2}T^{4}I^{2}}$$
d) i) Le dénominateur additionne $R^2$ et $(L\omega)^2$, qui ont bien la même dimension, celle du carré d'une résistance. Le quotient vaut donc
$$\mathrm{dim}\left(\frac{L}{R^2}\right) = \frac{\mathrm{dim}(R)\,\mathrm{T}}{\mathrm{dim}(R)^2} = \frac{\mathrm{T}}{\mathrm{dim}(R)} = \mathrm{dim}(C)$$
La formule est homogène.
ii) $\mathrm{dim}(C\omega U) = \dfrac{\mathrm{T}}{\mathrm{dim}(R)} \times \mathrm{T^{-1}} \times \mathrm{dim}(U) = \dfrac{\mathrm{dim}(U)}{\mathrm{dim}(R)} = \mathrm{dim}(I)$. La formule est homogène.
iii) Le dénominateur est homogène, de la dimension d'un carré de résistance, mais le membre de droite est alors de dimension $\dfrac{\mathrm{dim}(U)}{\mathrm{dim}(R)^2} = \dfrac{\mathrm{dim}(I)}{\mathrm{dim}(R)}$, qui n'est pas celle d'une capacité. La formule n'est pas homogène.
Une lecture rapide permettait d'ailleurs de le soupçonner : la grandeur $C$ apparaît des deux côtés de l'égalité, ce qui est le signe d'une erreur de recopie — il s'agit vraisemblablement de l'expression de l'intensité dans un circuit RLC série.
$$\mathrm{dim}(\varepsilon_0\mu_0) = \mathrm{M^{-1}L^{-3}T^{4}I^{2}} \times \mathrm{MLT^{-2}I^{-2}} = \mathrm{L^{-2}T^{2}}$$
C'est l'inverse du carré d'une vitesse. En multipliant par $c^2$, de dimension $\mathrm{L^2T^{-2}}$, on obtient bien une grandeur sans dimension : la relation est homogène.
2. a) De $\mathrm{dim}(L\omega) = \mathrm{dim}(R)$ et $\mathrm{dim}(\omega) = \mathrm{T^{-1}}$ on tire $\mathrm{dim}(L) = \mathrm{dim}(R)\,\mathrm{T}$, donc $\mathrm{dim}\left(\dfrac{L}{R}\right) = \mathrm{T}$.
De $\mathrm{dim}\left(\dfrac{1}{C\omega}\right) = \mathrm{dim}(R)$ on tire $\mathrm{dim}(C) = \dfrac{\mathrm{T}}{\mathrm{dim}(R)}$, donc $\mathrm{dim}(RC) = \mathrm{T}$.
Enfin $\mathrm{dim}(LC) = \mathrm{dim}(R)\,\mathrm{T} \times \dfrac{\mathrm{T}}{\mathrm{dim}(R)} = \mathrm{T^2}$, donc $\mathrm{dim}\left(\sqrt{LC}\right) = \mathrm{T}$.
b) De $P = RI^2$ on tire
$$\mathrm{dim}(R) = \frac{\mathrm{dim}(P)}{\mathrm{dim}(I)^2} = \frac{\mathrm{ML^2T^{-3}}}{\mathrm{I^2}} = \mathrm{ML^{2}T^{-3}I^{-2}}$$
c) En reportant dans les résultats de la question a) :
$$\mathrm{dim}(L) = \mathrm{dim}(R)\,\mathrm{T} = \mathrm{ML^{2}T^{-2}I^{-2}} \qquad \mathrm{dim}(C) = \frac{\mathrm{T}}{\mathrm{dim}(R)} = \mathrm{M^{-1}L^{-2}T^{4}I^{2}}$$
d) i) Le dénominateur additionne $R^2$ et $(L\omega)^2$, qui ont bien la même dimension, celle du carré d'une résistance. Le quotient vaut donc
$$\mathrm{dim}\left(\frac{L}{R^2}\right) = \frac{\mathrm{dim}(R)\,\mathrm{T}}{\mathrm{dim}(R)^2} = \frac{\mathrm{T}}{\mathrm{dim}(R)} = \mathrm{dim}(C)$$
La formule est homogène.
ii) $\mathrm{dim}(C\omega U) = \dfrac{\mathrm{T}}{\mathrm{dim}(R)} \times \mathrm{T^{-1}} \times \mathrm{dim}(U) = \dfrac{\mathrm{dim}(U)}{\mathrm{dim}(R)} = \mathrm{dim}(I)$. La formule est homogène.
iii) Le dénominateur est homogène, de la dimension d'un carré de résistance, mais le membre de droite est alors de dimension $\dfrac{\mathrm{dim}(U)}{\mathrm{dim}(R)^2} = \dfrac{\mathrm{dim}(I)}{\mathrm{dim}(R)}$, qui n'est pas celle d'une capacité. La formule n'est pas homogène.
Une lecture rapide permettait d'ailleurs de le soupçonner : la grandeur $C$ apparaît des deux côtés de l'égalité, ce qui est le signe d'une erreur de recopie — il s'agit vraisemblablement de l'expression de l'intensité dans un circuit RLC série.
📝 Exercice 2
Stigmatisme approché pour une lentille hémisphérique
Soit une lentille hémisphérique d'indice $n = 1{,}6$ et de rayon $R = 100$ mm.
1. Le rayon incident représenté ci-contre est parallèle à l'axe optique de la lentille. Est-il dévié par le premier dioptre ? Expliquer.
2. Reporter le schéma en ajoutant les angles d'incidence et de réfraction sur le second dioptre rencontré par le rayon.
3. Déterminer la relation liant $\overline{\text{SA}}$ à $h$.
4. Rappeler la distance du punctum proximum et la résolution angulaire d'un œil emmétrope, et en déduire un ordre de grandeur de l'écart minimal que celui-ci peut résoudre à cette distance.
5. Estimer une condition sur $h$ du type $h \in [-h_m, h_m]$ pour que la lentille soit dans les conditions de stigmatisme approché, dans le cas d'une observation à l'œil nu. Justifier l'appellation « lentille mince ».
6. Que devient cette condition pour un écran CCD de taille de pixels de 5 µm ?
7. Comparer les distances HS et SA dans le cadre du stigmatisme approché (œil ou CCD) et en déduire la distance focale de cette lentille.
1. Le rayon incident représenté ci-contre est parallèle à l'axe optique de la lentille. Est-il dévié par le premier dioptre ? Expliquer.
2. Reporter le schéma en ajoutant les angles d'incidence et de réfraction sur le second dioptre rencontré par le rayon.
3. Déterminer la relation liant $\overline{\text{SA}}$ à $h$.
4. Rappeler la distance du punctum proximum et la résolution angulaire d'un œil emmétrope, et en déduire un ordre de grandeur de l'écart minimal que celui-ci peut résoudre à cette distance.
5. Estimer une condition sur $h$ du type $h \in [-h_m, h_m]$ pour que la lentille soit dans les conditions de stigmatisme approché, dans le cas d'une observation à l'œil nu. Justifier l'appellation « lentille mince ».
6. Que devient cette condition pour un écran CCD de taille de pixels de 5 µm ?
7. Comparer les distances HS et SA dans le cadre du stigmatisme approché (œil ou CCD) et en déduire la distance focale de cette lentille.

💡 Indice : Le centre de courbure du dioptre sphérique est le centre O de la face plane : la normale au point d'impact est donc portée par le rayon du cercle. Dans le triangle formé par ce centre, le point d'impact et le point A, la relation des sinus donne directement la position de A.
✅ Correction : 1. Le rayon est parallèle à l'axe optique, donc perpendiculaire à la face plane d'entrée. Il arrive en incidence normale et n'est pas dévié : il traverse la face plane sans changer de direction.
2. Sur le dioptre sphérique de sortie, la normale au point d'impact M est portée par le rayon du cercle, c'est-à-dire par la droite OM où O est le centre de la face plane. En notant $i_1$ l'angle d'incidence interne et $i_2$ l'angle de réfraction dans l'air, le rayon horizontal fait avec OM l'angle $i_1$ tel que
$$\sin i_1 = \frac{h}{R} \qquad \text{et} \qquad n \sin i_1 = \sin i_2 \quad \text{donc} \quad \sin i_2 = \frac{nh}{R}$$
3. Dans le triangle OMA, l'angle en O vaut $i_1$, l'angle en M vaut $180^\circ - i_2$ et donc l'angle en A vaut $i_2 - i_1$. La relation des sinus donne
$$\frac{\overline{\text{OA}}}{\sin(180^\circ - i_2)} = \frac{R}{\sin(i_2 - i_1)} \qquad \text{soit} \qquad \overline{\text{OA}} = R\,\frac{\sin i_2}{\sin(i_2 - i_1)}$$
et comme $\overline{\text{OS}} = R$ :
$$\boxed{\overline{\text{SA}} = R\left(\frac{\sin i_2}{\sin(i_2 - i_1)} - 1\right)} \qquad \text{avec} \quad \sin i_1 = \frac{h}{R}, \quad \sin i_2 = \frac{nh}{R}$$
Le point A dépend de $h$ : le système n'est pas rigoureusement stigmatique. C'est l'aberration de sphéricité.
4. Le punctum proximum d'un œil emmétrope est à 25 cm et sa résolution angulaire vaut environ $3 \times 10^{-4}$ rad, soit une minute d'arc. À 25 cm, l'écart minimal résolu est donc
$$\varepsilon = 0{,}25 \times 3\times 10^{-4} \approx 75\ \text{µm}$$
5. Pour $h$ petit, les angles sont petits : $i_1 \simeq h/R$, $i_2 \simeq nh/R$ et $i_2 - i_1 \simeq (n-1)h/R$, d'où la position paraxiale
$$\overline{\text{OA}}_{\text{par}} = \frac{nR}{n-1} = \frac{1{,}6 \times 100}{0{,}6} \approx 267\ \text{mm} \qquad \overline{\text{SA}}_{\text{par}} \approx 167\ \text{mm}$$
Les rayons marginaux coupent l'axe avant ce point, et forment dans le plan focal paraxial une tache dont le diamètre croît très vite avec $h$ :
$h = 2$ mm : tache de 2 µm ; $h = 5$ mm : 32 µm ; $h = 10$ mm : 260 µm ; $h = 20$ mm : 2,2 mm.
La condition $2|y| < \varepsilon = 75$ µm donne $h_m \approx 6{,}6$ mm, soit
$$h \in [-6{,}6\ \text{mm}\ ;\ 6{,}6\ \text{mm}] \qquad \text{c'est-à-dire} \qquad \frac{h}{R} < 7\ %$$
Seule une étroite calotte centrale du dioptre, de rayon quinze fois plus petit que celui de la sphère, travaille dans les conditions du stigmatisme approché. C'est bien cette zone utile, et non l'épaisseur du verre, que désigne l'appellation « lentille mince ».
6. Pour un capteur de 5 µm de pixel, la même condition donne $h_m \approx 2{,}7$ mm, soit $h/R < 3\ %$. Le capteur étant quinze fois plus résolvant que l'œil, il est bien plus exigeant sur le diaphragme : c'est la raison pour laquelle on ferme le diaphragme d'un objectif photographique pour gagner en netteté.
7. La flèche HS vaut $R - \sqrt{R^2 - h^2} \simeq \dfrac{h^2}{2R}$, soit 0,22 mm pour $h = 6{,}6$ mm, à comparer à $\overline{\text{SA}} \approx 167$ mm. Elle est mille fois plus petite : dans les conditions du stigmatisme approché, il est légitime de confondre H, S et le centre optique O de la lentille équivalente. La distance focale image de la lentille hémisphérique est donc
$$f' = \overline{\text{SA}}_{\text{par}} = \frac{nR}{n-1} - R = \frac{R}{n-1} \approx 167\ \text{mm}$$
2. Sur le dioptre sphérique de sortie, la normale au point d'impact M est portée par le rayon du cercle, c'est-à-dire par la droite OM où O est le centre de la face plane. En notant $i_1$ l'angle d'incidence interne et $i_2$ l'angle de réfraction dans l'air, le rayon horizontal fait avec OM l'angle $i_1$ tel que
$$\sin i_1 = \frac{h}{R} \qquad \text{et} \qquad n \sin i_1 = \sin i_2 \quad \text{donc} \quad \sin i_2 = \frac{nh}{R}$$
3. Dans le triangle OMA, l'angle en O vaut $i_1$, l'angle en M vaut $180^\circ - i_2$ et donc l'angle en A vaut $i_2 - i_1$. La relation des sinus donne
$$\frac{\overline{\text{OA}}}{\sin(180^\circ - i_2)} = \frac{R}{\sin(i_2 - i_1)} \qquad \text{soit} \qquad \overline{\text{OA}} = R\,\frac{\sin i_2}{\sin(i_2 - i_1)}$$
et comme $\overline{\text{OS}} = R$ :
$$\boxed{\overline{\text{SA}} = R\left(\frac{\sin i_2}{\sin(i_2 - i_1)} - 1\right)} \qquad \text{avec} \quad \sin i_1 = \frac{h}{R}, \quad \sin i_2 = \frac{nh}{R}$$
Le point A dépend de $h$ : le système n'est pas rigoureusement stigmatique. C'est l'aberration de sphéricité.
4. Le punctum proximum d'un œil emmétrope est à 25 cm et sa résolution angulaire vaut environ $3 \times 10^{-4}$ rad, soit une minute d'arc. À 25 cm, l'écart minimal résolu est donc
$$\varepsilon = 0{,}25 \times 3\times 10^{-4} \approx 75\ \text{µm}$$
5. Pour $h$ petit, les angles sont petits : $i_1 \simeq h/R$, $i_2 \simeq nh/R$ et $i_2 - i_1 \simeq (n-1)h/R$, d'où la position paraxiale
$$\overline{\text{OA}}_{\text{par}} = \frac{nR}{n-1} = \frac{1{,}6 \times 100}{0{,}6} \approx 267\ \text{mm} \qquad \overline{\text{SA}}_{\text{par}} \approx 167\ \text{mm}$$
Les rayons marginaux coupent l'axe avant ce point, et forment dans le plan focal paraxial une tache dont le diamètre croît très vite avec $h$ :
$h = 2$ mm : tache de 2 µm ; $h = 5$ mm : 32 µm ; $h = 10$ mm : 260 µm ; $h = 20$ mm : 2,2 mm.
La condition $2|y| < \varepsilon = 75$ µm donne $h_m \approx 6{,}6$ mm, soit
$$h \in [-6{,}6\ \text{mm}\ ;\ 6{,}6\ \text{mm}] \qquad \text{c'est-à-dire} \qquad \frac{h}{R} < 7\ %$$
Seule une étroite calotte centrale du dioptre, de rayon quinze fois plus petit que celui de la sphère, travaille dans les conditions du stigmatisme approché. C'est bien cette zone utile, et non l'épaisseur du verre, que désigne l'appellation « lentille mince ».
6. Pour un capteur de 5 µm de pixel, la même condition donne $h_m \approx 2{,}7$ mm, soit $h/R < 3\ %$. Le capteur étant quinze fois plus résolvant que l'œil, il est bien plus exigeant sur le diaphragme : c'est la raison pour laquelle on ferme le diaphragme d'un objectif photographique pour gagner en netteté.
7. La flèche HS vaut $R - \sqrt{R^2 - h^2} \simeq \dfrac{h^2}{2R}$, soit 0,22 mm pour $h = 6{,}6$ mm, à comparer à $\overline{\text{SA}} \approx 167$ mm. Elle est mille fois plus petite : dans les conditions du stigmatisme approché, il est légitime de confondre H, S et le centre optique O de la lentille équivalente. La distance focale image de la lentille hémisphérique est donc
$$f' = \overline{\text{SA}}_{\text{par}} = \frac{nR}{n-1} - R = \frac{R}{n-1} \approx 167\ \text{mm}$$
Pincez pour zoomer · touchez pour fermer
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